dimanche 1 septembre 2013

On va bientôt arriver?


Pendant tous nos voyages, à chaque arrivée dans une ville, nous avions pour habitude de commencer par visiter le centre. Cela fait déjà 3 semaines que nous sommes arrivés et nous sommes toujours chez Déborah. Les jours défilent et on n'a pas l'impression d'être efficaces. On arpente les quartiers, on téléphone aux agences, on enchaine les visites d'appartements et quand on tombe sur LE bon, il y a toujours un problème. Soit le contrat de location est louche, soit le propriétaire veut une commission pour chépakoi à chépaki, soit il faut faire appel à un avocat pour relire le contrat... J'ai fait le tour de tous les quartiers à la recherche d'appartements qui correspondaient à nos critères de sélection : la proximité du boulot de Klo, de l'école de Loeiza, des conchos de la route A et bien sur le prix, la taille, l'exposition, la propreté, la qualité des menuiseries, le bruit (surtout ici), s'il y a des coupures d'électricité (chose commune) est ce qu'on a quand même de l'eau, et en.core bien d'autres. Et on en  a trouvé, visité, mais le critère le plus important que nous avons oublié de prendre en compte, c'est la SECURITE. Bah oui, on vient de Plougastel nous !

Voici un montage pour vous donner une idée de l'étendu de notre chasse à l'appartement.
Je ne vais pas tous les mettre!
 On a visité un superbe appartement au 4éme étage (5éme pour eux, notre RDC étant leur 1er), NIKEL, jamais je n'aurais pensé habiter un jour dans un appart comme celui-là. Plus de 200 m2, balcon, 3 chambres avec dressing, 2 salles de bain, immense salon. La propriétaire accepte de baisser le prix de 15000RD$ à 14000 puis 13000, puis 12500RD$ (250€), on peut faire les bourgeois, on entame les démarches, bref tout est parfait. Déborah nous demande s'il y a des barreaux aux fenêtres. "Des quoi, on est au 4ème!" Un appartement sans barreaux aux fenêtres, c'est rédhibitoire! Il y en avait un autre, très bien aussi, qui se trouvait à 500 mètres de la route A et il ne faut apparemment pas que Chloé marche seule la nuit, même 500 mètres en rentrant du taf. 
Les maisons sont barricadées, portail de sécurité automatique, porte avec digicode, porte en ferraille devant la porte d'entrée, balcon et fenêtres fermées par des barreaux en fer. L'accès au toit est cadenassé, le linge sèche dans des cages. Il y a un climat où règne la peur. Je crois qu'il faut faire confiance à ces personnes mais j'ai vraiment une impression d'exagération. Moi qui voulais habiter une petite maison en bois sans fenêtres !

Après maintes discutions animées, nous avons finalement décidé de nous installer dans un appartement qui correspond aux critères de sécurité de l’avocate. Il coute bien plus cher que le loyer maximum que nous nous étions fixés mais nous préférons nous offrir la sécurité pendant quelques mois en attendant de nous faire notre idée de la vie en Rep Dom et des « risques » que nous accepterions de prendre.

Chloé a commencé son travail à l'institut Oui Oui depuis lundi. On n’a toujours pas de chez nous et on n’a pas encore vraiment l'impression d'être arrivés. On saura lundi si on peut commencer les démarches d’installation dans cet appartement (Electricité, eau, internet…).

1 commentaire: